à la découverte de mon Paris.

Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 10:06

J'espère que vous avez apprécié nos petites promenades ici et je vous donne donc aujourd'hui:
Rendez vous sous l'orme...car c'est là que débutera notre balade . Avez vous déjà prété attention à cet arbre planté devant l'église Saint Gervais sur la place du même nom dans le 4ème ?
Pourtant dés le moyen âge on y rendait la justice ou on s'y retrouvait pour des duels ou des affaires d'argent. L'on disait alors "rendez vous sous l'orme..... vous m'y attendrez  longtemps" . (Abattu en 1794 il fut replanté en 1914 ).

eglise Saint Gervais paris

Cette église est la 3ème construite sur le monceau Saint Gervais à l'abri de la seine, c'était avant la révolution une des paroisses les plus riches de Paris. Sa construction s'étale de 1494 à 1657. Nous pénétrons maintenant à l'intérieur de cette église.

eglise Saint Gervais paris

Nous remarquons immédiatement l'orgue, tenue de 1653 à 1826 par la dynastie des Couperin.

eglise Saint Gervais paris

Une des dernières qui subsistent à Paris des XVIème et XVIIème siècles .
Je vous laisse admirer cette église avant de reprendre notre promenade.

eglise Saint Gervais paris

Nous sortons sur la pointe des pieds afin de laisser en paix les moines et les moniales de la fraternité de Jérusalem qu'elle abrite désormais.

Nous longeons maintenant du 4 au 12 de la rue François Miron, la maison de la fabrique Saint Gervais. Cinq grandes maisons locatives édifiées en 1734 .

la fabrique Saint Gervais Paris


Vous remarquez les ferronneries des appuis au 1er étage qui reprennent l'orme.




Ces maisons faisaient à l'époque de leur construction face à un cimetière qui incommodait fortement les ménages qui y habitaient. Cimetière desaffecté en 1765 à la suite des premières mesures d'interdiction d'inhumation dans les églises et au transfert des cimetières à l'extérieur de Paris. Cinq membres de la famille des musiciens Couperin ont vécu ici au 2.
Si l'envie vous prend de quelques tapas nous pouvons nous arrêter quelques instants.
 




Et puis faire quelques emplettes chez Azag ....Mais vous êtes trop chargés maintenant pour continuer! On y va quand même puisque vous êtes là.
Au numéro 13 nous passons devant une maison du XVème siècle . Une des plus belles maisons à pignon du vieux Paris.



Avec son encorbellement sur la rue cloche perce.
Au 30, la fameuse épicerie Izrael où nous trouverons tous les épices nécessaires à vos petits plats de printemps.

epicerie Izrael paris

Admirez le balcon Charles IX . On situe ici l'habitation de la belle Marie Touchet, dont l'anagramme était "je charme tout", qui e son amour avec Charles X eut un fils, le duc d'Angoulème. S' il avait été légitimé nous n'aurions eu ni Henri III, ni Henri IV, ni Louis XIV etc...
Au 36 un très beau mascaron XVIIIème ainsi qu'au 42 à la maison La Barre de Carroy.

maison La barre de Carroy paris le marais


L'entresol est orné d'un superbe balcon et le mascaron représente Hercule coiffé de la peau du lion de Némée.
Nous sommes maintenant au 44 à la maison d'ourscamp, deux maisons jumelles  construites vers 1585. Regardez les belles lucarnes de pierre dans le style renaissance.

maison d'Ourscamp paris le marais

Si vous êtes bien chaussés je vous emmène maintenant  sous Paris

maison d'Ourscamp paris le marais
maison d'Ourscamp paris le marais

Nous sommes en effet sous la maison d'Ourscamps dans le magnifique cellier médiéval qui subsiste au sous sol vouté d'ogives ornés de fleurs d'eau.
Je pense que vous avez maintenant besoin de reprendre votre souffle je vous offre un gâteau dans cette jolie pâtisserie qui est face à nous.



De superbes fixés sous verre au plafond du XIXème siècle.
Et puis pour vous faire plaisir un petit tour à la galerie Sentou connue pour ses objets design.



Il me semble que vous trépignez d'impatience mais oui c'est bien l'hôtel de Beauvais que vous voyez en ressortant.
Il faut preciser que la rue François Miron était l'ancienne voie principale avant le percement par Haussmann de la rue de rivoli.

hotel de Beauvais paris le marais

C'est donc de cette façade que la cour attendait le passage du roi Louis XIV qui faisait son retour à Paris après avoir épousé la nouvelle reine de France Marie thérèse . Le roi put  voir ici les principales femmes de sa vie : sa mère, Marie Mancini (nièce de Mazarin) qui avait failli être reine , Mme de Beauvais ,et Mme Scarron la future Mme de Maintenon.
Mais pourquoi Mme de Beauvais  me dites vous. Car Mme de beauvais surnommée Catheau la borgnesse , femme de chambre d'Anne d'Autriche ,agée de 40 ans avait dépucelé le roi alors agé de 16 ans .

hotel de Beauvais paris le marais
hotel de Beauvais paris le marais


Mr et Mme de Beauvais avait acquis cet hôtel en 1654 et grâce aux bontés de la reine ils font construire à partir de 1656 par Lepeautre cette  demeure. Mme de Beauvais y mourût en 1690 à l'age de 76 ans locataire et ruinée par ses derniers amants que encore gaillarde elle entretenait grassement.

hotel de Beauvais paris le marais

Par ce beau soleil je vous propose de nous arrêter un moment pour déjeuner en terrasse et pourquoi pas ici.



Vous êtes reposés ,nous repartons .
Nous voici à l'hôtel Hénault de Cantobre au 82 . Hôtel construit en 1704-1705 qui abrite maintenant la maison européenne de la photographie.
C'est un bel exemple d'architecture Louis XIV . Il repose sur trois arcades surmontées par le balcon central soutenu par cinq consoles , celle du centre ornée d'une tête de maure.

hôtel Hénault de Cantobre


De l'intérieur ne subsiste que le grand escalier. Il va être bientôt temps de nous quitter mais quelques emplettes pour le dîner puisque vous n'avez rien eu le temps de préparer.



Je vous laisse au métro Saint Paul. Trois petits tours et puis..........


A bientôt.
                                                       Christian.

 

SOURCES:

dictionnaire historique des rues de Paris. J.Hillairet.

wikipedia 

 

Par le banc moussu - Publié dans : à la découverte de mon Paris. - Communauté : Les amoureux de Paris
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Vendredi 27 mars 2009 5 27 /03 /Mars /2009 00:38

A la fin de  notre précédente promenade



nous nous étions arrétés au numéro 33 de la rue des francs bourgeois à l'hôtel de Barbes.
Nous reprenons maintenant notre promenade , nous passons devant l'hôtel d'Alméras construit à partir de 1611 par l'architecte Louis Metezeau l'un des plus renommés du rêgne de Henri IV.


Robert Langlois de la Fortelle en hérite en 1719,on peut voir ses initiales sur l'imposte de la porte cochère. C'est à lui que l'on doit la plupart des décors anciens de l'hôtel.
nous nous arrétons maintenant au 34  a l'hôtel Poussepin. Cet hôtel caché derrière une lourde porte a été construit à partir de 1604 pour Jean d'Alméras




  Hôtel érigé à l'emplacement de la "maison d'aumône" qui datait de 1350 et avait été construite par jean Roussel et sa femme pour abriter en 24 chambres, 48 pauvres gens francs de toutes taxes et impositions les "francs bourgeois". D'où le nom de la rue.



Cet hôtel fut surélevé au XIXème siècle. La colonne de fonte date de cette époque. Le perron était auparavant en quart de cercle. De plus le même décor de niche à fronton ornait la fenêtre de droite en symétrie avec celle de gauche. Un inventaire fait vers 1750,date à laquelle l'hôtel fut loué, fait état  de la présence à l'arrière d'un jardin  orné de broderies de buis et planté de chasselas. Espace occupé actuellement par une salle du centre culturel suisse.


Nous passons maintenant devant l'impasse des arbalétriers.



Ce cul de sac médiéval etait à l'origine une voie secondaire desservant l'hôtel Barbette dont l'entrée était rue vieille du temple . Son nom lui vient du "champ des arbalestiers" qui se trouvait de l'autre côté de la rue et où les soldats s'entrainaient au tir. A l'entrée de ce passage en 1406, le duc d'Orléans ,frère du roi Charles VI, fut assassiné alors qu'il venait de rendre visite à la reine Isabeau de Bavière qui avait accouché d'un enfant mort né .
Cette histoire vous a rendu tristes nous continuons jusqu'à l'hôtel Herouet au 40.
Mais peut être préférez vous voir son reflet dans la vitrine du magasin Fragonard qui immanquablement a attiré votre regard.




Cet hôtel construit dans les premières années du XVIème siècle par Jean Herouet secrétaire du duc d'Orléans subit de multiples transformations au XIXème siècle. A la fin de ce siècle il menaçait ruine. Il fut encore gravement endommagé lors d'un bombardement allemand en 1944. Le conseil du IIIème arrondissement avait voté sa démolition mais face à l'indignation de la population sa reconstruction fut décidée. Il a conservé sa physionomie générale avec sa tourelle en encorbellement.
Un dernier coup d'oeil vers la vitrine parce qu'on est à Paris quand même.





Après toutes ces émotions une collation s'impose,nous prenons donc la petite rue des coutures Saint Gervais afin d'aboutir rue des rosiers .
Nous avons maintenant le choix entre les fallafels de Marianne et sa petite terrasse ou les fameuses viennoiseries juives juste en face que préférez vous?




Nous apercevons maintenant le clocheton de l'église des blancs manteaux


A l'emplacement d'un couvent où Saint Louis installa en 1258 des moines-mendiants qui portaient un long manteau blanc. Ils furent remplacés en1297 par les ermites de Saint Guillaume qui portaient un long manteau noir mais le nom est resté.
Nous voici maintenant au mont de piété ce qui est logique etant donné les dépenses que nous avons faites tout au long de cette balade.



Fondé par Louis XVI pour permettre aux plus démunis d'emprunter sans intérêt, il s'agrandit en 1784 et forme alors un grand ensemble doté d'une belle façade. Fermé à la révolution et réouvert par Napoléon on la nomme  "ma tante" et c'est alors que les dépots des matelas par les petites gens donnent des soucis d'hygiène aux dirigeants .
Vous êtes tristes d'avoir du gager vos bijoux! Besoin d'un peu de LOVE ,
Il suffit de ressortir et de tourner la tête:



Nous remarquons au n° 56 le très beau balcon soutenu par deux consoles sculptées de fleurs de tournesol de la maison Claustrier construite en 1752 par Jacques Hardouin Mansart.



Quelques pas plus loin nous arrivons aux archives nationales dans l'hôtel de Soubise (ancien hôtel de Clisson). Acquéreur en 1700 le prince François de Soubise et son épouse Anne Chabot de Rohan décident de donner une dimension nouvelle aux bâtiments. Une grande cour d'honneur est établie bordée d'une colonnade. Confisqué à la révolution, il est rendu à ses héritiers en 1800. Ruinés ,ils le vendent. Le batiment est loué à un inventeur de tissus et papiers peints puis l'etat l'expulse pour y installer ses archives.


Nous sommes maintenant arrivés à l'intersection de la rue des francs bourgeois et de la rue des archives avec face à nous la rue rambuteau , une prochaine promenade parisienne si vous avez apprecié celle ci en ma compagnie.

 

SOURCES:

dictionnaire historique des rues de Paris. J.Hillairet.

wikipedia 

 

                                 

Par le banc moussu - Publié dans : à la découverte de mon Paris. - Communauté : Les amoureux de Paris
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Mercredi 25 mars 2009 3 25 /03 /Mars /2009 00:00

Vous m'aviez bien prévenu de me couvrir mais je n'y ai pas prété attention et j'ai subi une giboulée . La prochaine fois je vous écouterai.



Par le banc moussu - Publié dans : à la découverte de mon Paris. - Communauté : Les amoureux de Paris
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